Cépages du vignoble suisse : quand les raisins français font des merveilles !


Le vignoble suisse peut s'enorgueillir de sa diversité : des régions aux profils climatiques et pédologiques variés ainsi que des traditions diverses et anciennes. Mais s'il y a bien un domaine où le vignoble helvétique fait preuve d'une diversité sans pareille c'est celui de l'encépagement. 
En effet, plus de 240 cépages sont cultivés pour la production de vin dans les appellations. Si le Chasselas, la Rèze, le Rauschling sont des cépages autochtones, et qu'Humagne Rouge, Cornalin ou Petite Arvine sont exclusifs à la Suisse, d'autres cépages majeurs de notre pays proviennent du vignoble français. 


Des cépages qui voyagent


De grands cépages qui ont pour origine les différentes régions viticoles de France ont fait leurs preuves à travers les siècles. C'est notamment cette longévité, et la réputation internationale des vins français qui ont contribué à l'exportation de ces cépages à travers le globe : des Syrah argentines aux Pinots Noirs australiens, en passant par les Merlots californiens, aux quatre coins du globe on cultive des cépages provenant d'ailleurs. 


Les colonisations, conquêtes, et aujourd'hui la mondialisation ont fait voyager des ceps de vigne dont les ampélographes retracent les origines.


La Suisse n'est pas en reste ! Proche de la France et bénéficiant de terroirs similaires, ce petit pays du vin s'est inspiré de son voisin hexagonal pour l'encépagement de ses coteaux. 

Durant la deuxième moitié du XIXe siècle, trois maladies de la vigne (oïdium, le mildiou, et phylloxéra) ont entraîné une refonte quasi-totale de l'encépagement en Europe et a fortiori en Suisse. Cela a accentué la présence de cépages français en Suisse, au détriment des cépages autochtones. Non pas que ces derniers soient moins résistants aux maladies ! Il fallait replanter toute la vigne, les vignerons de l'époque en ont profité pour sélectionner des cépages réputés, donnant de beaux fruits, et adaptés au vignoble local. En voici quelques-uns parmi les plus connus :

Le
 Pinot Noir est un cépage très ancien, emblématique du Nord-Est de la France et originaire de la Bourgogne où on le mentionne en 1375. Cependant, il semblerait que ce cépage était déjà cultivé il y a plus de 2000 ans. En Suisse, on le connaît depuis plusieurs siècles. Il s'agît du cépage le plus planté du pays, on le retrouve dans toutes les régions, à l'exception du Tessin.



Le 
Gamay, est un croisement naturel entre le Pinot et le Gouais Blanc. Il est originaire de Bourgogne d'où il est banni en 1395. Il trouve refuge dans le Beaujolais où il représente actuellement 99% du vignoble. Cependant, la Suisse peut être vue comme le deuxième pays du Gamay car ses vins sont souvent primés lors des concours internationaux autour de ce cépage. En effet, le Gamay a fait son arrivée en Suisse lors de la grande restructuration du vignoble au XIXe siècle et il s’agit aujoud’hui d’un des cépages emblématiques de l’arc lémanique pour les vins rouges et également pour les vins rosés.

Le 
Merlot est un croisement entre le Cabernet Franc et la Magdeleine Noire, un cépage aujourd’hui disparu. Il semble que le Merlot soit originaire de la région de Bordeaux, on le trouve mentionné là-bas autour du XIVe siècle. Introduit en Suisse au XXe siècle, le Merlot apprécie le climat quasi méditerranéen du Tessin. Ce canton se consacre au Merlot depuis presque un siècle. Il y est vinifié en rouge, en blanc et en rosé. Il représente toujours la majorité de l'encépagement du canton.


Le 
Chardonnay, originaire de Bourgogne, est un cépage mondialement connu : c'est celui des grands vins blancs de Bourgogne, mais aussi de nombreux champagnes. En Suisse on le trouve dans toutes les régions. Sur les bords du Lac de Neuchâtel il apprécie le climat et les sols similaires à ceux de Bourgogne.

La 
Syrah est née en France d’un croisement naturel entre deux cépages. Elle tient son nom du latin "serus" (=tardif), dû à sa maturité tardive. Elle est implantée depuis 1781 dans la Vallée du Rhône française où elle fait la fierté des appellations comme Côte Rôtie. La Syrah a remonté la Vallée pour s'implanter en Valais dès les années 1920.


Le 
Viognier  provient lui aussi du nord de la Vallée du Rhône où il a été mentionné pour la première fois en 1781. Introduit en Suisse dès les années 90, le Viognier est cultivé en particulier dans la région de Genève où il donne des vins aromatiques, corpulents et complexes.


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www.monvinfrancais.com, et découvrir de déliceux vins issus de ces cépages historiques. 

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